Les Fresques anciennes

Bien avant les affiches publicitaires et leurs supports en bois, plastique ou métal, les commerçants puis les industriels faisaient leurs réclames sur les murs des villes et sur les maisons bordant les routes de France. Ces types de publicités, parfois âgées de plus d’un siècle sont devenues de plus en plus rares avec les ravalements de façades et la constante urbanisation de nos cités.

Rarement entretenues, les publicités quasiment effacées par le temps deviennent de plus en plus un témoignage des années passées comme un patrimoine à respecter et à protéger.

Alors que la publicité actuelles ne se vit et ne se voit que dans un temps très court, les publicités murales étaient inscrites pour durer. Faisant partie du paysage, Elles devenaient des points de repaires pour les voyageurs en complément des cartes routières.

Souvent, les commerçants des villages profitaient des murs pour  faire leurs annonces, affichage bon marché où une fois faite, il n’était plus nécessaire de recommencer.

Peindre les fresques publicitaires était un vrai métier, celui de pignoniste : en effet, les publicités devaient être réalisées en un temps très court sur un enduit séchant rapidement. Il fallait donc être expert dans la réalisation d’œuvres prenant parfois plusieurs mètres carrés de surface. Elles étaient uniques et adaptées aux murs et aux intempéries. Souvent, seul le logo ou une image simple étaient dessinés, le message se voulant simple sans montages, une marque identifiée pour des années voire des décennies.

 

Aujourd’hui, Loriol a su préserver ce qui cet héritage. Les publicités Canard Sauvage, presque centenaires, rappellent cette entreprise florissante qui fit le bonheur de la ville. Témoignage présent des souvenirs des anciens Loriolais.

Les publicités plus « récentes », comme Ceinture Gibaud ou Valentine sont contemporaine des belles années de la Route Nationale 7, avec ses milliers de voitures se croisant en juillet-août pendant les trente glorieuses.

Une chance d’avoir su les conserver, malgré la guerre et les rénovations des maisons, ce qui relève aujourd’hui du patrimoine de la Nationale 7.

Une valeur qui, le temps faisant, deviendra un bien commun aux touristes de passages comme à tous les français.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s